On aime bien Nailmatic Kids

30 Nov

Je ne les connaissais pas jusqu’à ce que Juju déballe son cadeau d’anniversaire. Les vernis Nailmatic ont une gamme pour enfant super avec des couleurs pimpantes bleu ciel, rose pâle, transparent pailleté, jaune ou encore mauve. Ce dimanche -journée doudou par excellence-, entre les viennoiseries et la balade à vélo, nous voilà donc parties pour une séance de pose de vernis. Rose pailleté pour les mains, jaune citron pour les pieds le tout dans une formule sans produits chimiques et sans odeurs.

On a testé le pack Party 3 et on a adoré. La boîte est mignonne et pas trop fifille (ceux qui me connaissent bien comprendront tout de suite de quoi je parle) ; pas de princesse en vue, juste un décor moderne et rigolo en noir et blanc.

Le vernis sèche assez vite et en jette un max tout de suite (enfin, surtout les couleurs mates jaune et rose). Et cerise sur le gâteau, il se nettoie en un clin d’oeil avec de l’eau et du savon.

Parce qu’après tout être féministe ça n’est pas être anti-mode, on a bien le droit se promener dans la maison les orteils à l’air en admirant le résultat. Même fin novembre.

Aujourd’hui, ma poulette a sous ses chaussettes les petons les plus funky du parc.

Parce qu’elle le vaut bien.

Quand je m’énerve

23 Nov
Je participe en ce moment à un débat Facebookien sur la fessée et les violences éducatives ordinaires. Tout un programme. D’aucuns me diront peut-être que j’ai autre chose à faire que de me crêper le chignon virtuellement, mais que voulez-vous, il y a des sujets qui m’énervent.
La fessée est fermement décriée par la Déclaration Universelle des Droits de l’Enfant, par le Conseil de l’Europe, par l’OMS, par l’ONU et par l’Unicef pour les effets négatifs qu’elle a sur le développement de l’enfant. On ne parle pas que de douleur physique, mais aussi d’humiliation, de sentiment d’insécurité, de sécrétion de toxines dans le cerveau, de modification du schéma corporel, de l’estime de soi, de l’augmentation des comportements à risque, de facteurs favorisant l’alcoolisme, les toxicomanies, les maladies psychosomatiques, etc.
« Normalement », l’idée d’interdire aux adultes de lever la main sur les enfants devrait être accueillie de manière positive, comme c’est le cas au sujet des violences faites aux femmes, aux personnes âgées, aux prisonniers, aux animaux, mais il n’en est rien.
Les parents français bénéficient toujours d’un vide juridique bien pratique. L’idée même de légiférer contre les punitions corporelles soulève même des réactions confondantes à mi chemin entre le sentiment d’agression et la pédagogie de comptoir.
L’enfant c’est chasse gardée.
Mais que vais-je devenir si je ne peux plus taper mon enfant librement ? Ben faudra trouver un autre principe éducatif que la foire d’empoigne, c’est tout. Tu verras, comme t’es pas plus bête qu’un autre, tu peux y arriver aussi.
Ras le bol du « la fessée n’a jamais tué personne »! Si c’est pas l’argument le plus pathétique qui soit ?!
A lire certains, la fessée c’est le couteau suisse de l’éducation : clair-net-précis, pas humiliant, pas violent, pas mal vécu (ouais, on en a reçu et on a pas trouvé ça mal), et le pompon, c’est la preuve ultime que nous avons affaire à un parent investi dans l’éducation de ses enfants. Et des fois qu’on culpabiliserait un peu de s’abaisser à la donner, on a trouvé la parade idéale en qualifiant les parents non-violents de laxistes et de démissionnaires.
La bonne blague !
Bientôt on nous dira que le parent qui ne tape pas son enfant ne l’aime pas !
Ras le bol de cette ignardise crasse et revendiquée haut et fort. On oppose les dizaines d’études réalisées en France et à l’étranger sur l’impact négatif des fessées et des claques (même rares) à des remèdes de bonnes femmes. Chez nous, c’est comme ça qu’on tape de génération en génération et on en est fiers !
Mais bordel, les preuves on
les a que la fessée a des effets dévastateurs !
La plupart des parents ne les ont jamais consultées et ne le feront jamais. Voir notamment le site de l’ONU dédié aux violences faites aux enfants dans le monde (dans nos chers pays « développés » aussi), voir le site de l’Observatoire des Violences Educatives Ordinaires et chercher sans modération via le moteur de recherche Google Scholar pour des études scientifiques sur les violences éducatives.
Les données sont accessibles, et pourtant. Trop d’efforts. Trop dur de se remettre en question. On assiste toujours à la même levée de boucliers bien confortable et on crie à qui veut l’entendre que les parents non violents sont intolérants
Mais la fessée Messieurs-Dames, c’est quand même un acte d’une profonde intolérance et perpétré sur ceux qu’on est censé le plus protéger, non ?
Le bon sens, tu connais ?
J’adore aussi le « il y a taper et taper » (un grand classique qui marche avec tout : il y a bon parent et bon parent, obtus et obtus, mauvaise foi et mauvaise foi, et ainsi de suite). On peut le ressortir à tout bout de champ, on trouvera toujours un péquin pour applaudir.
L’argument du « si je ne donne pas la fessée, mon enfant finira délinquant » est également très à la mode mais des plus erronés en particulier lorsque l’on consulte les statistiques ; la plupart des délinquants violents ont reçu la sacrosainte éducation à la dure que nombre de parents semblent plébisciter.
C’est le risque, générer le « même pas mal-même pas peur » qui menace la relation de l’enfant -et de l’adulte qu’il deviendra- avec les autres et avec lui-même. Tu me tapes, même pas mal-même pas peur ; à mon tour de taper. A savoir aussi, les accidents de la route sont plus fréquents chez les personnes qui on reçu des fessées (et on ne parle pas d’enfants battus!).
Dans les faits, témoigner du respect envers son enfant (respect de son corps, de son opinion, de ce qu’il est – attention, respect et faiblesse ce n’est pas pareil tout comme éducation bienveillante n’est en rien du laxisme ; pour tous ceux qui confondent, n’hésitez pas à vous munir d’un dictionnaire, on gagnera du temps) engendre le respect à son tour.
Le respect, ça se partage, ça n’est pas une question de statut. Ce n’est pas parce que l’on est parent qu’on peut s’offrir le luxe de manquer de respect à son enfant. A moins bien sûr de mettre un point d’honneur à lui apprendre à se tenir comme un sauvage et que c’est en malmenant les plus faibles qu’on parvient à avancer dans la vie.
Mais il y a des gens qui ont accepté cette vie là : les chefs malmènent les subalternes, les plus grands malmènent les plus petits et tout le monde a un jour sa chance de malmener son prochain. Youpi.
Eduquer sans violence demande du courage, de la détermination, de l’introspection, de l’humilité et de la suite dans les idées. C’est s’interdire pour toujours de céder à la facilité d’une gifle ou d’une fessée et c’est vrai, on ne vous dira pas le contraire, c’est difficile. Au début.
Mais me direz-vous, il y a implication et implication.
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